Un début d’année 2010 entre pluie et poussières



Le premier trimestre de l’année 2010 a vu le nombre de passagers croitre d’environ 5%, maintenant une progression soutenue. C’est une fois encore le maritime qui progresse le plus rapidement, et cela avant même l’arrivée de » la MOBY Lines au départ de Toulon au 1er Avril.

Tarifs promotionnels, augmentation significative de sièges offerts, les diverses compagnies maritimes n’ont pas ménagé leurs peine pour attirer la clientèle, majoritairement française et de proximité en cette période de l’année. Globalement l’offre maritime prévue par l’ensemble des compagnies est supérieure de plus d’un million à celle de 2009.

Dans l’aérien, la tendance est également à la hausse. Les 300 000 passagers transportés en low-cost ont donné des idées aux compagnies éponymes. De nouvelles destinations et fréquences sont prévues. Même les compagnies de service public prévoient d’augmenter leur offre de sièges : Air France prévoit par exemple 350 vols supplémentaires sur Paris.

Du côté de l’offre en ce début 2010, l’activité a été en léger retrait par rapport aux attentes et comme début 2009 le haut de gamme et les clientèles étrangères ont légèrement baissé. Alors qu’au niveau national, l’hôtellerie semble regagner quelques clients, le début de saison est toujours difficile pour le secteur.

Et puis vint le nuage islandais.

Le choc a été important pour le transport aérien, puisque la semaine de perturbation à effacé intégralement la progression et que le cumul des 4 premiers mois se positionne en retrait par rapport aux chiffres de 2009. Au-delà de cette perte de trafic aérien, le maritime a été mobilisé en substitution pour assurer une partie du rapatriement des touristes bloqués. Mais les grèves des chemins de fer et une météo particulièrement pluvieuse ont affecté « in fine » l’essentiel des progressions du trimestre.

Bref un Avril pluvieux, poussiéreux… pourri presque

Et c’est dommage car les premières informations en provenance des professionnels laissent entrevoir un niveau de réservation hôtelière et de campings élevés pour le cœur de la saison, plus favorable en l’état qu’à la même période en 2009.

On en saura plus fin Mai, si les volcans, les pluies et les restrictions budgétaires de l’EuroZone ne sont pas trop pénalisants.