Le développement d’une offre structurée d’hébergement de caractère dans l’intérieur valorisant le bâti ancien existant, à l’opposé d’une architecture banale, d’un aménagement intérieur dépourvu d’âme et d’un environnement insuffisamment préservé, permettrait de répondre à une demande touristique en forte évolution davantage tournée vers l’authenticité, la qualité environnementale et la découverte.
En effet, sur la base d’études existantes et d’expériences menées par certaines destinations concurrentes, il existe, en Corse, un réel potentiel de développement pour un tourisme haut de gamme se distinguant du tourisme de masse, essentiellement balnéaire, et qui se situerait dans les espaces ruraux et qui s’appuierait sur la mise en marché d’un produit d’hébergement de qualité à fort ancrage patrimonial et local.
Ces concepts d’hébergements de caractère, reflets d’un site historique ou de la région dans laquelle ils sont implantés, offrent un confort maximum, un raffinement et une décoration sans reproche, en totale harmonie avec le lieu.
Tous ont en commun d’être des établissements de petite ou moyenne dimension proposant de 7 à 30 chambres au maximum pour la petite hôtellerie et mettent l’accent sur un accueil personnalisé, synonyme d’hébergement de qualité.
Ces mêmes conditions s’appliquent aux projets de créations de chambres d’hôtes voire de meublés de tourisme proposant respectivement 5 chambres maximum ou deux unités maximum.
Bénéficiaires :
Personnes physiques ou morales de droit privé qui créent un établissement dansdes bâtis anciens de caractère représentatifs du patrimoine architectural de la Corse.
Il peut s’agir de :
- « bâtis historiques » (couvents, maisons de maître, châteaux, monastères, anciens hôtels, bâtiments militaires…) remarquables, soigneusement restaurés et adaptés au confort de la vie moderne
- « bâtis villageois » imprégnés d’histoire, belles maisons qui valent surtout pour leur situation privilégiée dans ou près de villages typiques
Modalités :
Sont concernées les créations d’établissements nouveaux.
Montant de l’aide :
Subvention fixée dans le cadre de la règle du de minimis soit 200 000 € (toutes aides publiques confondues) sur 3 ans.
S’agissant des meublés de tourisme et chambres d’hôtes, l’aide publique en subvention directe sera calculée à un taux maximum de 30 % d’une dépense subventionnable limitée à 300 000 €.
Le coût de construction et de réhabilitation sera également apprécié dans la limite de 1 500 € le mètre carré utile.
S’agissant des structures hôtelières, les investissements éligibles devront concerner :
- le gros oeuvre
- le second oeuvre
- l’équipement (chauffage, sanitaires, décoration intérieure)
- les équipements informatiques et de nouvelles technologies
- les dépenses d’ingénierie, de maîtrise d’oeuvre et de contrôle peuvent être
intégrées dans l’assiette éligible dans la limite de 5 %
Le montant des investissements sera examiné par référence aux coûts unitaires
chambres ou lits de la catégorie :
- 45 000 € l’unité chambre créée en hôtel 2 étoiles
- 65 000 € l’unité chambre créée en hôtel 3 étoiles
- 120 000 € l’unité chambre créée en hôtel 4 étoiles
- 15 000 € l’unité lit créée en Résidence de Tourisme
L’aide à l’investissement consistera en une avance remboursable dans le cadre de la règle du de minimis compte tenu des références précitées.
Conditions d’éligibilité :
- l’opportunité de marché
- le projet devra concerner la création d’un établissement hôtelier, à partir d’un bâtiment existant, situé dans l’intérieur
L’utilisation de matériels naturels est privilégiée sans oublier l’intégration de matériaux technologiques.
- les projets devront conduire au classement réglementaire de l’établissement,
au minimum dans la catégorie 2 étoiles.
S’agissant :
- des chambres d’hôtes, elles devront respecter, outre les conditions architecturales et d’intégration au site précitées, les conditions d’aménagement et de confort adoptées par l’Assemblée de Corse (délibération AC 05/12 du 28 janvier 2005)
- des meublés de tourisme, ils devront justifier d’un classement réglementaire de niveau 3 étoiles minimum
Par ailleurs, ces deux types d’hébergement devront produire un engagement de commercialisation par un organisme habilité pendant une période minimale de 9 ans.
Il est à noter que la chambre d’hôtes ne peut se trouver au-dessus d’un local commercial que si celui-ci a une activité compatible avec les chambres d’hôtes.
Elle ne peut être créée par des ruraux cafetiers, hôteliers ou restaurateurs (cf. les conditions d’aménagement et de confort fixées par délibération AC 05/12 du 28 janvier 2005).